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Mobilité

La mobilité au cœur de la transformation de la ville

À l’horizon 2050, les deux-tiers de la population mondiale habiteront des territoires urbains. Ce qui n’est pas sans poser problème aux gestionnaires de ces territoires. Dans ce contexte, la mobilité doit être l’un des vecteurs de la transformation des villes et territoires : chacun devant être à même de se déplacer facilement, seul ou collectivement, pour travailler, livrer, visiter, sans accroitre les inégalités, les flux de circulation et la pollution qu’ils engendrent. Mais comment construire la ville ou la faire évoluer pour qu’elle réponde à ces enjeux ?

A pied, à vélo, en transports en commun, avec ou sans automobile et camion, une chose est acquise : la ville de demain ne pourra pas être celle d’aujourd’hui, sous peine d’en faire un territoire invivable et surtout irrespirable. Dès aujourd’hui il faut agir pour construire ou aménager une cité durable qui prend en compte les facteurs économiques, environnementaux et sociaux qui conduiront vers la ville où il sera facile de se déplacer, sans subir les conséquences des désordres écologiques.

Dès lors, faut-il se diriger vers une ville où seuls les déplacements doux et non polluants, par destination, sont admis, ou, accepter avec quelques prescriptions que les véhicules thermiques puissent aussi accéder au plus près de leur destination ? Comment permettre à ceux qui y travaillent et l’approvisionnent ; et qui, pour des raisons diverses ne peuvent pas utiliser un vélo ou utiliser les transports en commun ; d’accéder au plus près de leur destination sans nuire à l’équilibre environnemental ?

mobilitéNe serait-il pas envisageable de penser aménagement de la ville en fonction des objectifs que l’on se fixe en matière d’économie, d’environnement, d’intégration sociale, plutôt que d’adapter la mobilité à l’existant. C’est en y réfléchissant de manière collective, complémentaire, multimodale et intermodale sur l’ensemble d’un territoire donné que les principaux acteurs réussiront.

Cela passe de toute évidence par un réaménagement des voies de circulation de la ville et ses accès (rail, route, voiries douces …). Les réseaux ferroviaires, qui transportent marchandises et passagers, permettent de se déplacer d’un territoire à un autre. Sur place, d’autres transports ferroviaires, mais pas seulement, peuvent prendre le relais. Des navettes autonomes peuvent assurer la gestion globale de la circulation, transporter marchandises et passagers, et éviter l’engorgement. Des systèmes plus doux comme les deux-roues (à assistance électrique ou non) peuvent ensuite prendre relais pour aller au cœur de la ville, à condition qu’ils évoluent sur des parcours adaptés.

Des parcs de stationnement intra-muros peuvent être aménagés afin que les derniers kilomètres soient effectués à pied ou avec des moyens de transport dont l’impact carbone est le plus bas, y compris pour le transport des marchandises. Des villes ont tenté l’expérience avec succès. Une condition cependant : les flux doivent être pensés en amont et ne pas déplacer les difficultés vers la périphérie aux heures de pointe.

Pourquoi ne pas imaginer des transports légers et autonomes de marchandises, terrestres voir aériens ? Ces derniers pourraient acheminer directement les produits auprès des entreprises, sans passer par des camions lourds, encombrant et souvent très polluants. Une autre solution serait l’aménagement des horaires, pour éviter les heures de forte concentration de véhicules, au cheminement incompatible, mais complémentaires.

De toute évidence, la mobilité est au cœur de la ville, de ses quartiers résidentiels et de ses abords. Urbanistes, architectes, gestionnaires doivent s’unir pour intégrer la mobilité dans leurs plans d’aménagement. Elle doit être étudiée dans sa globalité en tenant compte de l’avis de ceux qui vivent ou travaillent sur ces territoires urbains. Un changement de paradigme s’impose pour éviter l’asphyxie des grandes métropoles urbaines et ses conséquences néfastes sur la santé et le bien-être de leurs habitants. Penser mobilité avant de construire : et si c’était ça, la question à se poser ?

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