Restez informé sur le Club
Smart City

Data territoriale

La donnée doit favoriser l’intérêt général

Au travers de leurs services public, villes et territoires métropolitains captent une masse d’information (open data) qu’elles mettent à disposition d’entreprises susceptibles de concevoir des applications qui facilitent le quotidien des usagers. Ces données présentent un bien commun qu’il faut valoriser tout en veillant à l’utilisation collective. Comment mettre à disposition ces données afin d’en tirer un profit, sans qu’elles échappent aux gestionnaires des villes et territoires urbains ?

data territorialeQue ce soit en utilisant une carte de transport en commun, en accédant à un service culturel, en se déplaçant ou en se stationnant, l’usager de la ville constitue une donnée, une véritable mine d’or pour bon nombre d’entreprises qui pourraient en tirer profit pour orienter leurs opérations commerciales. Mises à disposition de manière anonyme, ces données permettent la création de nouveaux services, le plus souvent des applications, qui facilitent le quotidien des usagers.

Si les données qui peuvent conduire à de nouveaux usages sont issues le plus souvent des services de l’eau, de la mobilité collective ou du traitement des déchets – des services de la compétence des collectivités territoriales – il importe d’en garantir la souveraineté. En clair il ne s’agit pas de mettre à disposition des données publiques à des fins commerciales ou malveillantes. Si protection des citoyens s’impose, ces données doivent avant tout être un vecteur d’amélioration de la ville, en favorisant le retour sur investissement.

Mises à disposition ces données doivent en premier lieu favoriser l’intérêt général en s’inscrivant dans une politique de protection des libertés, de l’éthique et de la transparence à tous les niveaux et notamment des politiques publiques. Plutôt qu’une mise à disposition des services de presse qui s’en servent pour pointer les irrégularités potentielles, ne pourrait-on pas appuyer sur l’utilité de ces données en favorisant développement de tableaux de bords interactifs qui informent les citoyens en temps réel sur l’avancement des projets, les bénéfices réalisés, et les points à améliorer en lien avec des plateforme de e-Démocratie ?

Reste à concevoir et à modéliser des services qui permettent de trouver le juste équilibre en matière de sécurité et d’économie pour que la collectivité puisse augmenter son attractivité en favorisant l’innovation et l’émergence de nouveaux métiers qui se chargent de capitaliser sur cette mise à disposition. Ne faudrait-il pas envisager, au-delà de simples chartes éthiques – indispensables pour ne pas perdre la main – plus de partenariats entre les entreprises qui utilisent ces données brutes et la collectivité qui les met à disposition ? Ainsi, l’exploitation de ces données profiterait au territoire dans son ensemble, des gestionnaires des services publics aux usagers.

Enfin, faut-il réserver la collecte de ces données aux seuls services publics ? Ne serait-il pas intéressant d’imaginer des croisements d’information, en terrain neutre, entre tous les acteurs de la ville et notamment les entreprises privées, les citoyens, afin d’en tirer toute la quintessence et s’en servir comme le carburant de la ville de demain ?

Je suis intéressé !

Organisé avec l’aide de
Partenaires Platinium

Avec la participation
et le soutien de :